Journalism Interest group proceedings/Actes du Groupe d’intérêt en journalisme

Welcome to the 2015 proceedings of the Journalism Interest Group of the Canadian Communications Association!

[en français plus bas]

The Journalism Interest Group (JIG) fosters scholarship on a wide range of issues related to journalism and journalism practice..The CCA’s 2015 conference was held at the University of Ottawa, in Ontario, Canada from June 3 to 5.

The proceedings contain four papers. Two papers deal with framing studies, another with journalism innovation — presenting geographic map data as part of news coverage, and, finally, an examination of the selfie as an important feminist communication tool.

The use of framing analysis has been an increasing trend in communications study. These proceedings reflect that trend – two of the papers present results of framing research. Mylynn Felt employs framing analysis to examine media coverage of cyberbullying. She concludes that cyberbullying is consistently portrayed as a social problem. She also postulates that there is a “reality distortion” in media coverage of this issue. For example, female victims are emphasized over males.

Gavin Adamson, too, presents a framing study, but with a different approach. Borrowing heavily from journalism practice, he examines the relationship between sourcing and framing, and considers its application to journalism practice. Adamson advocates the use of some elements of framing analysis to address some common problems in newsrooms today. The reciprocal – better consideration of journalism practice, sourcing in particular, is advocated to improve scholarship in the framing analysis of news coverage.

Malik considers innovation in the newsroom as well. Her paper lies at the intersection of quantitative geographic data, online tools, and social media. Examining innovation in the integration of social media and audience participation in geoweb tools, Malik describes two frameworks useful in analyzing coverage in this sphere. As the lines between content creator and content consumer continue to blur, she recommends continued emphasis on audience participation in media coverage.

Such a focus on audience participation is also present in Pisani’s paper: an examination of the selfie – self-taken photographs, uploaded to social media – as a tool for feminist communication. She suggests that the selfie is a powerful tool to dispel misogynistic myth about female body forms, and women’s place in society. As perhaps the ultimate expression of the changing role of the content creator, Pisani focuses almost exclusively on what might be called audience-creators, subjugating the role of the traditional journalist to one of analyzing and reporting on the content already created by what might have once been viewed as content consumers.

These four papers cover diverse subject areas, but perhaps the strongest unifying factor is not what is present, but what is absent. Each of these papers is weighted heavily to the online sphere – in fact, none of the papers is focused on the traditional gold standard medium of printed newspapers. As the Internet, and perhaps more importantly, social media, continues to rise in popularity, newspapers must find new ways of relating to readers. As the roles of reporter, reader, and publication evolve, there are few absolutes. One thing is clear though. There is an essential role for the professional (whether scholar or journalist) in assessing, analyzing and contextualizing the stories that form the mythology of our time.

Editors:

Tyler Nagel, SAIT Polytechnic

Sheila Hannon, Western University

Colette Brin, Université Laval

 

Bienvenue aux actes de colloque 2015 du Groupe d’intérêt en journalisme de l’Association canadienne de communication!

Le Groupe d’intérêt en journalisme (GIJ) vise à promouvoir la recherche sur des enjeux variés en lien avec le journalisme et les pratiques journalistiques. Le colloque 2015 de l’ACC s’est tenu à l’Université d’Ottawa, en Ontario au Canada, du 3 au 5 juin.

Ces actes contiennent quatre textes. Deux d’entre eux traitent des théories du cadrage, un troisième sur l’innovation journalistique – en l’occurrence, l’utilisation de cartes et de données géographiques dans le cadre du traitement de l’actualité. Le dernier texte examine la pratique de l’égoportrait (« selfie ») en tant qu’outil de communication féministe.

L’analyse du cadrage est de plus en plus fréquente dans la recherche en communication. Mylynn Felt s’inspire de cette approche théorique pour examiner le traitement médiatique de la cyberintimidation. Elle conclut que cette pratique est représentée régulièrement comme un problème social. Elle postule également que dans le traitement médiatique de cet enjeu, il y a distorsion de la réalité, notamment par l’insistance sur la perspective des victimes féminines au détriment des hommes.

Gavin Adamson s’inspire également des théories du cadrage, mais avec une approche différente. Dans une perspective proche de la pratique journalistique, il examine la relation entre l’exploitation des sources et le cadrage ainsi que son application professionnelle. Adamson recommande l’utilisation de certains éléments du cadrage pour régler certains problèmes contemporains des salles de rédaction. À l’inverse, il propose de mieux tenir compte de la pratique, en particulier du recours aux sources, pour améliorer la recherche sur le cadrage médiatique.

Malik favorise elle aussi l’innovation dans les salles de rédaction. Son texte est au carrefour des données géographiques quantitatives, des outils numériques et des réseaux socionumériques. Par l’intégration des réseaux socionumériques et de la participation des usagers aux outils géo-web, Malik décrit deux cadres d’analyse pertinents au traitement médiatique. Alors que la frontière entre producteurs et consommateurs de contenus s’embrouille, elle recommande une attention soutenue à la participation du public à la production médiatique.

Le texte de Pisani s’attarde également aux pratiques des usagers. L’égoportrait ou selfie – c’est-à-dire des photos de soi téléversées sur les réseaux socionumériques – est considéré par l’auteure comme un outil de communication féministe. Elle suggère que l’égoportrait peut servir à dissiper les mythes misogynes sur les formes corporelles féminines, de même qu’à l’égard des rôles sociaux des femmes. Pisani s’intéresse presque exclusivement aux pratiques de production des internautes, reléguant le journaliste traditionnel à l’analyse et au compte rendu des contenus créés par ceux qu’on aurait qualifiés auparavant de consommateurs.

Ces quatre textes traitent de thèmes variés, mais tous abordent la production dans l’espace numérique – il nous apparaît significatif qu’aucun d’entre eux n’aborde le média traditionnel « de référence » qu’est le journal papier. Alors qu’internet – et en particulier les réseaux socionumériques – gagnent en popularité, les quotidiens traditionnels doivent trouver de nouveaux moyens d’entrer en relation avec leurs lecteurs. Les rôles du journaliste, du lecteur et de la publication évoluent mais une chose demeure claire. Le chercheur et le journaliste « professionnel » continuent à assumer des fonctions d’évaluation, d’analyse et de contextualisation des récits qui constituent la mythologie contemporaine.

Comité de rédaction:

Tyler Nagel, SAIT Polytechnic

Sheila Hannon, Western University

Colette Brin, Université Laval