La pratique diaristique dans la société numérique

Marcienne Martin

ORACLE [Centre Interdisciplinaire de Recherche sur la Construction Identitaire] – Université de l’île de la Réunion [France]

Résumé

Avec l’arrivée des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), nous assistons à l’émergence de formes particulières d’échanges entre locuteurs sur Internet. Il en est ainsi du bloc-notes1 ou blogue2 qui est un genre scripturaire tenant tout à la fois du journal de bord daté par ordre antéchronologique et du carnet intime. Un certain nombre de questionnements émergent donc de ces pratiques sociales. La première partie de ce texte couvrira la pratique sociale du journal intime, tant traditionnel que numérique. Dans la seconde partie, il sera procédé à une analyse comparative de quelques extraits de journaux intimes classiques et de blogues. Ce choix a été motivé par le fait que les journaux intimes, qu’ils soient traditionnels, c’est-à-dire dactylographiés ou manuscrits sur support papier, ou qu’ils soient mis en ligne sur le média Internet, ouvrent tous deux sur la mise en scène du scripteur lui-même dans une démarche de type introspectif. Ainsi, la mise en comparaison de ces deux procédures diaristiques nous permettra de mieux cerner les nouvelles donnes mises en place dans la société numérique. Enfin, dans la troisième partie, nous tenterons de circonscrire les nouvelles donnes du territoire de l’intime à l’heure de l’Internet.

***

Du journal intime comme exposition de soi

Le journal intime est un genre littéraire qui se rapproche de l’autobiographie exception faite de la perspective rétrospective. Évoquer un journal intime renvoie à une pratique qui marie confidence, soliloque et secret. Le dictionnaire nous renseigne ainsi sur ce couple lexical. Le journal a tout d’abord désigné une « mesure de terre correspondant à la surface labourable en un jour », puis « une publication périodique rendant compte des évènements saillants dans certains domaines ». Son sens actuel « est attesté depuis la date où fut créé le Journal de Paris (1777). Il renvoie aussi au journal parlé ou journal télévisé » (Dictionnaire historique de la langue française, 2006, p. 1927). Quant à l’unité lexicale « intime » elle est empruntée au latin intimus et signifie « ce qui est le plus en dedans, au fond » (ibid., p. 1869). Dans la pratique épistolaire diaristique, le verbe se conjugue à la première personne, dans la plupart des cas (Lejeune, 1980). Par ailleurs, ce genre narratif est construit autour de deux constantes : une datation en ordre chronologique et l’adressage du manuscrit à un tiers, fut-il le narrateur lui-même. Cette articulation autour de la datation renvoie à la mémoire et au temps. Ces pratiques sociales semblent donner à cet art scripturaire valeur de vérité.

Le journal d’Anne Frank a été écrit dans le secret ainsi que l’annonce son auteur : « […] je n’ai aucune intention de jamais le faire lire, à moins que je ne rencontre dans ma vie l’Ami ou l’Amie à qui le montrer » (1950, p. 16-17). Ce journal anthropomorphisé est devenu l’amie imaginaire, Kitty, à qui la jeune épistolière raconte son quotidien, ses premiers émois amoureux, ses peurs et aussi pose des interrogations d’ordre existentiel. Elle tente de définir ainsi sa démarche diaristique :

[…] il me fallait réfléchir une fois pour toutes à ce que signifie un Journal. C’est pour moi une sensation bien singulière que d’exprimer mes pensées, non seulement parce que je n’ai jamais écrit encore, mais parce qu’il me semble que, plus tard, ni moi, ni qui que ce soit d’autre ne s’intéresserait aux confidences d’une écolière de treize ans. […] J’ai bien envie d’écrire et bien plus encore de sonder mon cœur à propos de toutes sortes de choses. […] Me voilà arrivée à mon point de départ, à l’idée de commencer un Journal : je n’ai pas d’amie (ibid., p. 16-17).

Le journal intime, comme exposition de soi, est aussi corrélé au concept de témoignage. En effet, certains journaux tels ceux d’Anne Frank (1950) ou d’Octave Crémazie (1882) sont les témoins d’une époque particulière de l’histoire, l’un racontant par la voix d’une jeune fille de confession juive les discriminations dont sa communauté faisait l’objet lors de la deuxième guerre mondiale, l’autre faisant la narration du siège de Paris de 1870.

Le statut particulier qui permet au diariste de s’abstraire des conditionnements sociétaux en place et d’aller ainsi au plus près de son authenticité se décline de manière particulière sur la Toile. Les blogues sont articulés autour de mots-clefs et regroupés dans un annuaire où sont compilées les thématiques principales (jeux, famille, politique, etc.). Ouvrir un journal sur Internet est un acte qui engage l’épistolier numérique. En signant les conditions générales d’utilisation référant aux droits et devoirs des contributeurs, le diariste s’engage à en respecter les termes2.

Le titre du journal intime traditionnel est explicite. Il annonce la pratique diaristique avec les titrages suivants pour :

— Maine de Biran (1766-1824), Journal intime ;

— Benjamin Constant (1767-1830), Journal intime ;

— Henri Beyle (Stendhal) (1783-1842), Journal ;

— Alfred de Vigny (1797-1863), Journal d’un poète ;

— Eugène Delacroix (1799-1863) Journal.

Le titrage des blogues sur Internet est beaucoup plus éclectique. Outre que la créativité y est prédominante en terme de désignation, le titre lui-même informe le lecteur du contenu potentiel du journal personnel. Sur un corpus d’environ 200 blogues relevés sur le site : http://www.over-blog.com, nous trouvons des titrages qui annoncent le rôle de ces pages comme porteuses d’une confidence : « Ou quand j’en ai marre de parler toute seule… », « J’ai rien à dire mais je vous le dis quand même » ou encore « Miroir intérieur ». Certains internautes titrent en poésie comme « Le loup rayé » ou « Entre ciel et sable… ». Les titrages relèvent aussi du ludique : on joue à se faire voir, à montrer ce qui est de notre âme dans une originalité qui se démarque de l’autre. Enfin, se différenciant de la littérature diaristique traditionnelle, il y est également revendiqué l’appartenance à certains groupes telle que celui de la communauté homosexuelle qui, avant la dépénalisation de l’homosexualité en France3 (août 1982), était fortement rejeté.

Des titres comme « Jeux de Dames » ou « je suis sage, je joue avec mes copines » sont explicites, mais tendent, à travers les jeux de mots, à désamorcer la charge émotive liée à ces annonces. Ainsi, l’utilisation de figures de style, ici le double sens, peut être à la fois une manière de mettre en place un territoire de la pudeur, mais aussi d’évoquer un sujet encore censuré il n’y a pas si longtemps.

De l’écrit papier à l’écrit numérique, les marques de la pudeur

Afin d’éclairer ce propos, il sera mis en comparaison des extraits de journaux intimes traditionnels et un corpus de blogues4. Nous avons privilégié le mode introspectif et le mode témoignage, c’est-à-dire la relation ou la mise en scène d’évènements. D’une part, ces deux genres narratifs présentent l’intime exhibé sous des angles différents, d’autre part, ces stratégies sont présentes tant dans l’écriture diaristique traditionnelle que numérique.

Un certain nombre de diaristes connus aussi pour leurs œuvres littéraires ou picturales ont souscrit à la démarche introspective. Maine de Biran commence son journal de l’année 1795 par cette réflexion : « On ne saurait imaginer combien l’étude de nous-mêmes, si rare, si peu connue, nous serait utile ; de combien d’illusions elle servirait à nous guérir ; combien elle nous mettrait sur la voie du bonheur » (cité dans Chapelan, 1947, p. 57). Henri Beyle connu surtout sous son pseudonyme Stendhal, se confie ainsi :

1801. Lombardie. J’entreprends d’écrire l’histoire de ma vie jour par jour. Je ne sais si j’aurai la force de remplir ce projet déjà commencé à Paris. Voilà déjà une faute de français ; il y en aura beaucoup, parce que je prends pour principe de ne pas me gêner et de n’effacer jamais (cité dans Chapelan, 1947, p. 188).

Eugène Delacroix explique ainsi les motivations qui ont présidé à la tenue de son journal :

Lauroux, mardi 3 septembre 1922. Je mets à exécution le projet formé tant de fois d’écrire un journal. Ce que je désire le plus vivement, c’est de ne pas perdre de vue que je l’écris pour moi seul. Je serai donc vrai, je l’espère ; j’en deviendrai meilleur. Le papier me reprochera mes variations. Je le commence dans d’heureuses dispositions […] (cité dans Chapelan, 1947, p. 299).

Certains internautes5 font appel aussi à une stratégie introspective comme dans l’énoncé qui suit : « Je suis heureuse de vous accueillir dans mon petit espace. Parcelle de vie, état d’âme, mes pensées, mes ressentis, une partie de moi se trouve ici ». Sur un autre blogue, nous trouvons cette manière d’interpeller le lecteur et confident : « Le lecteur assidu, l’inconnu devenu presqu’ami, s’étonnera de l’absence de Petite Momie ».

Les stratégies narratives qui permettent de circonscrire un territoire de la pudeur corrélé à l’exhibition de soi puisent à différentes techniques énonciatives. Tel cet internaute qui exprime son projet diaristique :

[…] C’était quoi déjà le truc que j’ai dit un jour ? Un blog ? et puis quoi encore ! N’importe quoi ces gens qui racontent leur vie à qui veut bien les lire ! Y’a que les idiots qui ne changent pas d’avis… […] Y’a bien longtemps que je n’ai pas écrit […] ça me manque. Ainsi l’utilisation de la litote dans l’énoncé : « N’importe quoi ces gens qui racontent leur vie à qui veut bien les lire ! » minore ce à quoi la diariste6 souscrira.

La mise à distance du « je-narrant » prend parfois la forme de journaux intimes mettant en scène l’événementiel. Ainsi Benjamin Constant introduit-il son journal par un style narratif très sobre dans lequel il inventorie des faits : « Weimar, 24 janvier. Passé une soirée insipide avec des femmes insipides pour voir jouer Andromaque. […] 27 janvier. J’ai été le soir à un bal chez le prince de Reuss. […] 28 janvier. Lu Montesquieu » (cité dans Chapelan, 1947, p. 132). L’usage du seul participe passé ainsi que l’oblitération du pronom personnel souligne la distanciation prise par l’auteur avec lui-même. Nous retrouvons ce style énumératif sur certains blogues comme dans cet extrait : « Une heure de salsa… trop bon ! Fiou ça fait du bien après cette dure journée ! Oui dure, B. a revu Pompom (je revise mon front kick !) mouhahahahaha ! Week-end du 12-13 Avril, week-end salsa entre filles au festival Copa Loca ! ». Dans ce passage, la seule séquence phrastique introduisant le « je » de l’énonciation est mise entre parenthèses alors que l’usage du parenthésage18 est une pratique typographique permettant d’isoler une phrase accessoire au sein de la séquence discursive. Dans l’énoncé qui suit : « Ptite balade du jour pour finir la semaine avec une série de portraits du célèbre photographe Olivier Follmi que j’adore », le début de la séquence phrastique introduit ici un discours de type événementiel modulé cependant par la subjectivité du diariste, laquelle est annoncée par l’utilisation du pronom personnel « je » et du subjectivème « adore » à connotation affective forte. Finalement, dans ces deux extraits, le « je-narrant » est mis en retrait par rapport à la narration événementielle bien qu’il apparaisse en creux du discours. Il semble que la distanciation énonciative mise en place dans ces deux énoncés soit corrélée à une manière de pudeur érigeant ainsi un espace protecteur entre le « je-narrant » et l’autre.

La distanciation maximale érigée entre le « je-narrant » et le lecteur est traduite par l’usage du pronom pluriel englobant « nous » et du pronom indéfini « on ». Alfred de Vigny introduit son journal par des constatations d’ordre plutôt moral comme « la réputation n’a qu’une bonne chose, c’est qu’elle permet d’avoir confiance en soi et de dire hautement sa pensée entière » (cité dans Chapelan, 1947, p. 262). Nous retrouvons ces formulations quelque peu lapidaires avec cet extrait de blogue dont les stratégies énonciatives, avec l’utilisation du « nous », procèdent à l’effacement du « je-narrant » : « dimanche 16 mars 2008. Nous ne faisons que passer. L’instant fugace de notre vie n’a guère de consistance, d’importance et nous nous évanouissons, aussi vite que nous sommes venus, dans un rayon de lumière, chassés par le léger souffle du temps qui passe, s’écoule sans fin ». Dans ce cas de figure, locuteur et interlocuteur sont une seule entité, l’humanité.

De la société civile à la société numérique, une transformation du territoire de l’intime

Le journal intime est un genre littéraire qui se rapproche de l’autobiographie exception faite de la perspective rétrospective (Lejeune, 1975 ; Clerc, 2001). Selon Lejeune (1975, p. 14) les éléments communs à ces deux genres narratifs sont la forme du langage (récit en prose), le sujet traité (vie individuelle, histoire d’une personnalité), la situation de l’auteur (identité) et la position du narrateur (identité du narrateur et du personnage principal). Le journal intime traditionnel répond à l’ensemble de ces critères dont celui référant à l’identité du scripteur qui est, selon Lejeune, « une personne dont l’existence est attestée par l’état civil et vérifiable » (ibid., p. 23). Quant au pseudonyme, il est « simplement une différenciation, un dédoublement du nom, qui ne change rien à l’identité » (ibid., p. 24), phénomène que nous retrouvons chez Henri Beyle, connu comme écrivain sous son pseudonyme Stendhal. En revanche, dans le cadre de l’écriture du journal sur Internet, l’identité du diariste se décline tantôt sous forme d’un pseudonyme ne renvoyant pas à l’identité réelle, tantôt sous cette dernière si tant est qu’elle puisse être vérifiée.

Le diariste traditionnel écrit d’abord pour lui et il n’a pas toujours un projet de publication. Ainsi Crémazie a-t-il rédigé le « Journal du siège de Paris » afin d’informer sa famille des évènements qu’il vivait en France. Il précise : « Je vous envoie aujourd’hui mon journal jusqu’au 19 décembre. […] Comme je ne sais pas quand je vous pourrai vous écrire, je commence à noter, chaque soir, les nouvelles et les impressions de la journée » (1882, p. 263). Décédé le 16 janvier 1879, l’ensemble de ses œuvres fut publié post mortem en 1882.

Le pacte diaristique, qui engage l’auteur à son lectorat sur Internet, intègre notamment la diffusion du journal au fur et à mesure de son élaboration. Bien que la démarche narrative semble similaire au journal traditionnel–on écrit seul face à son écran ou face à un support papier–la relation au lectorat est différente. Dans le cas de figure du journal traditionnel, le diariste écrit pour lui seul, dans l’autre, celui du journal sur Internet, la narration s’adresse à un lectorat multiforme et inconnu.

La particularité du journal sur Internet est la rétroaction que peuvent opérer les lecteurs sur une narration, procédé qui, parfois, amplifie la narration originelle (Lejeune, 2000). Ainsi à cet écrit plutôt pessimiste du diariste : « J’ai du mal à exprimer le sentiment du moment, une espèce de rage qui vous prend au cœur, un simple regard autour de moi, et la seul chose que captent mes yeux sont la misère, la colère, l’amertume et la déception », les lecteurs rétroagissent de manière différente, par empathie comme dans ce commentaire : « Je viens de lire ton mesage qui est tout aussi défaîtiste que le mien que j’ai déposé sur mon blog il y a quelques jours ! » ou encore avec cette autre prise de position « Je dirai ‘oui il faut encore espérer’ sinon ça ne sert à rien d’être là ».

Conclusion

Fédéré autour d’appartenances choisies dans la société numérique, l’internaute fait prévaloir celles-ci au détriment, parfois, de l’application de la loi qui gouverne la société civile et dont il s’abstrait alors. Répercuté au niveau du journal intime, l’internaute s’expose, masqué ou non de son pseudonyme, tout en livrant parfois des confidences qui n’auraient jamais été divulguées et dans le cadre de la société civile et, a fortiori, dans son espace personnel. Se rencontrer derrière un pseudonyme et un écran est une pratique sociale singulière qui engage le « soi » dans un processus narcissique où l’autre, à travers les rétroactions opérées par le biais de commentaires, confirme la parole du scripteur.

Cette avancée cachée ne permet-elle pas de s’interroger à l’abri du regard familial ou amical ainsi que l’exprime cet internaute à propos de son homosexualité : « Journal d’un homme marié qui est — et a toujours été — homosexuel. Qui a toujours voulu s’assumer vis à vis des autres et de sa famille et… qui n’est pas sûr d’avoir eu raison…» (www.vis-ma-vie-de-male-furet.net), interrogation qui ne semble pas déborder l’espace numérique.

Comme nous l’avons analysé précédemment, les journaux intimes traditionnels comme ceux mis en place sur les blogues sur Internet semblent utiliser des stratégies énonciatives relativement similaires, mais il n’en reste pas moins qu’ils se démarquent les uns des autres par certains aspects. Ainsi, la diffusion du journal intime traditionnel est souvent une publication post mortem faite avec l’accord des héritiers, lesquels s’arrogent un droit de censure pour des passages jugés immoraux ou inintéressants. Qu’en est-il du journal intime sur Internet ? Tout d’abord ce dernier est présenté au lectorat en temps réel au fur et à mesure de son élaboration. Le lecteur a la possibilité de rétroagir à la narration de tel diariste à travers ses commentaires. Circonscrivant un espace personnel par le biais du pseudonymat et de l’écran, le journal intime permet également à chaque internaute d’exprimer l’intime de son être par masque interposé et dans une manière de soliloque à plusieurs. Finalement, certains espaces personnels ne seraient-ils pas confinés à la seule société civile ? Quant à l’espace numérique, ne deviendrait-il le prolongement d’une certaine forme de l’intime exhibé à l’autre, inconnu et multiforme ?

Notes

1 Terme adopté le 20 mai 2005, en France, par la Commission générale de terminologie et de néologie.

2 http://www.over-blog.com/reglement-blog.php

3 cf. http://blog.france2.fr/pinkantiforum/index.php/2006/01/07

4 La consultation de l’ensemble de ces blogues a été faite en février et en mars 2008.

5 Les énoncés sont tels qu’ils ont été relevés sur les blogues, fautes grammaticales comprises.

6 Nous utilisons le genre féminin ici car cet internaute spécifie dans la suite de son texte : « J’ai comblé ce manque de rires et de baisers, de grands yeux noirs qui me disent ‘‘Maman’’… ».

7 Usage attesté mais rare (Dictionnaire historique de la langue française, 2006 : 2572).

Références

Chapelan, Maurice. (1947). Anthologie du journal intime. Témoins d’eux-mêmes. Paris: Robert Laffont.

Clerc, Thomas. (2001). Les écrits personnels. Paris: Hachette.

Crémazie, Octave. (1882). Œuvres complètes. Montréal: Beauchemin & Valois.

Frank, Anne. (1950). Journal. Paris: Calmann-Lévy.

Lejeune, Philippe. (2000). « Cher écran » Journal personnel, ordinateur, Internet. Paris: Éditions du Seuil.

Lejeune, Philippe. (1980). Je est un autre. Paris: Éditions du Seuil.

Lejeune, Philippe. (1975). Le pacte autobiographique. Paris: Éditions du Seuil.

Rey, Alain. (2006). Dictionnaire historique de la langue française. Paris: Le Robert.

This entry was posted in 2010 proceedings. Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *